Une histoire de gènes

 

« Je sais, la reine de Saba le savait aussi, que le Roi Salomon devait se marier avec

plusieurs femmes parce qu’il était question de politesse.

Je sais, les historiens le savent aussi que la Belle Malinche a initié le Grand Cortès

à la pensée Aztèque, que sa civilisation en a presque disparu et qu’elle est devenue

par là le symbole d’émancipation des autres femmes.

Ce que je ne sais pas c’est moi, sur mon chemin de perdre ce corps-là qu’est-ce que

je suis venue faire dans cette affaire de territoires.

Qui de ces gens là je suis ou est-ce que je suis tous à la fois ?

Je sais que je ne suis pas le Roi Salomon même si je me suis surprise sur un tapis

Volant et pour le reste je suis partie du principe que nous sommes l’ensemble des

choses que nous vivons ».

 

 

Fermons un oeil, Ouvrons un oeil, l’histoire commence là.

 

 

« La signature dépersonnalisée ou le sort emphatique d’Alfred »

 

 

Bonne soirée à vous et puisse la lumière de vos yeux éclairer mon histoire.

 

J’ai déposé mon tapis juste à l’entrée de cette salle.

Que le vent qui m’a porté jusqu'à vous, revienne me chercher en temps voulu.

 

Qui suis-je?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les informations que vous voyez ne sont ni secrètes ni personnelles ;

Elles révèlent mon prénom, mon nom, ceux de mon père et de ma mère et peuvent servir aussi bien

à des formalités administratives qu'à des représentations mentales ou théâtrales :

Taratata ! Je vous présente Alfred.

Alfred est employé de frontière.

Je ne connais pas Ses origines, mais une petite indication dit qu’il s’appelle Alfred.

Alfred travaille dans un désert. Tôt, tous les matins, Alfred pénètre le désert, à l´endroit où le soleil se

lève et prend ses repères.

Il enfonce un doigt dans le sable, trace une ligne, dresse une vitre, s’installe derrière.

Puis il respire profondément et se dit silencieusement « Aujourd'hui hui, il fera

Chaud »

C’est son rituel, son rituel du matin, son rituel de tous les matins.

Il s’appelle Alfred et

en ce jour d'août il était seul dans le désert.

L’air est lourd et tout le monde est en vacances.

« Tous, touuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus", tente infiniment d'expirer Alfred.

« Tous, tous », se dit infiniment Alfred.

« Tous, tous », se répète infiniment Alfred.

Il aurait souhaité qu'il fasse plus frais,

Il aurait souhaité Qu'il soit lui aussi en vacances,

Il aurait souhaité avoir une petite amie,

Il aurait souhaité être auprès d'elle au bord d'une plage,

Il aurait souhaité escalader le mont Everest ;

………………

Il aurait souhaité poursuivre sa quête

..........

Autant d idées qui déconcentrent Alfred.

Alfred tente de chassez ces images, vraiment ce n’est pas le moment. Il respire par le nez. Il sait qu’il

aime les Seychelles, mais maintenant il veut revenir au désert.

Il ferme une paupière, puis l’autre, Touche du bout des doigts chaque bouton de sa chemise, s’assure

qu’elle EST bien boutonnée,

ET Quand il ouvre les yeux

POUF

C’est un papier qu’il trouve en face de lui, moi. Et de l’autre coté de la vitre :

la dernière d’aujourd'hui maman.

Il fait chaud, l’air est lourd et tout le monde est en vacances.

Alfred sent quelque chose lui picoter le bas du crâne,

Alfred sent quelque chose lui tirer les oreilles.

« Qui me tient par les oreilles »

« Qui me picote le bas du crâne »

Il se ressaisit ;

 

Alfred c'est la sueur !

 

« Elle m'attaque ? »

Alfred n'arrive pas à se défendre, même pas à secouer la tête. Le regard sévère de maman le fige,

l'oblige à regarder encore de plus près le papier qu'il a devant lui.

Il commence à épeler mon nom à voix haute :

"Ach, a, bé, ab abababa abchi”

« Succar », rectifie maman en serrant ses lèvres.

Dans un instant, elle répètera la même chose mais cette fois en gonflant les narines.

Maman inspire, Alfred expire. Maman inspire, Alfred expire.

 

La tension monte.

Juste de quoi rafraîchir mon histoire.

 

Alfred demande à Maman de revenir demain. Elle encaisse avec inspiration.

Un employé lui indique la sortie. Elle quitte le désert et se dirige vers sa voiture. Réfléchit.

Pas facile dans cette chaleur; Une sueur rose lui coule le long de sa joue droite. Chaud ou pas, sa

décision est prise.

Août 2005 Maman déclare à un fonctionnaire “qu'il n'en échappera pas vivant!”

Elle démarre la voiture, fait demi tour avant la fin de l'avenue, se faufile derrière un

arbre et attend. Dans le même temps des employés se dirigent vers la sortie qui leur est réservée.

Pas tous; les autres sont en vacances.

 

Sur les plages abandonnées où les filles se font protéger par les policiers très appliqués.

et rien qu’à cette idée, je commence à m’énerver.

 

A sa sortie, Alfred remarque que la rue est étrangement, bizarrement vide. Il n'a pas le

temps de se faire des idées ni des souhaits, que Maman bien enfoncée dans son siège

bien concentrée, les mains appuyées sur le volant, avance sans hésitation dans sa direction.

 

- A quoi elle pense?

Alfred ne sait pas à quoi elle pense.

Il se le demande.

 

Peut être, qu'elle se dit que ce ne sera pas mortel; elle-même a déjà été renversée par une voiture.

Toujours est-il, qu'elle reste jusqu'au jour d'aujourd'hui la seule coupable dans l'affaire de l'ambassade.

 

-Le Juge

 

« Nous considérons cette affaire close. Nous manquons de données concrètes pour poursuivre l'enquête.

Nous déclarons Zalfa Hanna Succar coupable. Doum. La séance est levée. »

 

Août 2005 Maman nous quitte. J'aurais voulu la rassurer,

Lui chuchoter dans l’oreille que Succar tu es restée jusque la fin de ta vie et même après.

 

Dans cette version de mon histoire, maman ici présente perds la vie.

Naturellement je préfère ne pas imaginer ce genre d’histoire ;

 

Je change :

 

A sa sortie, Alfred remarque que la rue est étrangement, bizarrement vide. Il n'a pas

le temps de se faire des idées ni des souhaits qu’un tremblement énorme le saisit.

 

« Mesdames, Messieurs, le son que vous venez d'entendre n'est pas celui d'une bombe explosive. Un

grand sac plastique bleu vient de s'écraser par terre.

Le courant électrique SERA coupé ; LA VILLE PLONGE DANS UN NOIR VERT VIOLET

Alfred réalise à peine qu’il vient d'échapper à la mort

Que déjà, un Son plus fort le rattrape. NOIR NOIR: Dans ce Noir Alfred n’a ni le temps de réajuster sa

chemise, ni le temps de s’assurer qu’il l’a bien boutonnée.

Il ne réalise rien, il ne pense rien, il ne souhaite rien. Il est mort.

Il s’était arrêté de respirer.

Mais tout autour de lui, a continué à respirer,

à résonner,

et à trembler.

A perte de vue des immeubles tombent ! Tout se met à exploser. On ne voit rien. Il y a beaucoup de

fumée, ouf, oui on étouffe, difficile à décrire juste les yeux suivent, rien que de la fumée, du feu. »

 

-Le juge :

 

« On dirait même que c'est la fumée qui a provoqué le feu »

 

Une boule énorme se forme. Une boule énorme se forme.

 

Je vais attendre que la fumée avale tout, en reine je vais organiser maintenant ce qui va se passer.

 

Vent viens souffler tout autour de cette fumée plus fort, plus vite !

 

Une boule énorme se forme.

AVEC MON COPAIN LE VENT ON LA POUSSE TRES LOIN, très loin, loin très loin.

 

Ici il ne reste que moi et maman.

 

A sa sortie maman n’a pas pris sa voiture ; Il fait chaud. L’air est lourd..... Elle entend le cri d’une

mouette et prend le chemin qui mène à la mer.

 

Je m'en vais chercher un Olivier qu'on a mis de côté

Le Vent est parti chercher La Pluie.

S'il pleut ce sera difficile de s'entendre et cela ne servira à rien que je continue.

 

Dans sa tête, elle continue. Ensuite quand ils reviendront elle s'organisera encore:

 

Bonne soirée A vous et puisse la lumière de vos yeux éclairer cette histoire.

Je suis née en 1979. En Décembre 1979 lorsque mon nom fut ajouté à notre registre familial, ma

présence ne déséquilibra en rien notre démographie nationale.

 

J’ai rencontré l’ennemi et je voudrais savoir pourquoi nous n’avons pas la même version de l'histoire.

Pourquoi il n’a pas peur de me prendre dans sa photo alors que j ai peur de lui donner mon numéro, d’entendre sa voix à

coté de la mienne.

Vous êtes là et vous me regardez, j aimerais qu’on me dise : « Tiens, on t’attend dans des endroits qui ne sont pas privés » ;

Une personne qui ne gagne pas sa vie n’a aucune dignité. D autres, plus jeunes que moi, ont perdu leur dignité parce qu’ils

sont sous l’emprise de parents en colère et déprimés.

On m a demandé de vous représenter, j’ai écrit une histoire, la nôtre.

Je vous demande de me représenter, vous ne me donnez aucune sécurité ;

Regardez autour de vous, vous ne trouverez aucun handicapés, les routes sont faites pour les quatre roues, les camions et

les airs conditionnés ;

Les autres sont le resultat d’une destinée qu’un Dieu a décidé,

mais aujourd’hui j’aimerais savoir quelle est votre activité ?

 

C’est le 21ème siècle, les immeubles tombent et ce n’est plus la mode de faire des révolutions.

C’est le 21ème siècle, nous avons tracé des cartes dans le ciel mais nous ne pouvons pas étaler des trottoirs pour les

fauteuils roulants ou les piétons.

C’est le 21ème siècle, les immeubles tombent, on perd des jambes, on perd des bras, s’il vous plait, je demande de savoir

quelle est votre activité.

 

C’est le 21émé siècle, les immeubles tombent, ce n’est plus la mode de se révolter, la misère c’est normal, ils n’ont pas

travaillé, personne ne les a éduqué, Mais je demande de savoir, quelle est votre activité?

 

Que le vent qui m’a porté jusqu’à vous revienne me chercher en temps voulu.

Je ne suis pas juge et je n’ai plus le temps dire des paraboles.

Il était une fois MOI (l’écran)

MOI (Avec Tarboush)

MOI (Sans Tarboush)

 

Patricia Simon Habchi

 

Mais « Aucun réservoir, aucune réserve, aucun trésor, aucune mémoire, aucun dictionnaire ne font de la

majuscule autre chose que l’initial et le chiffre de l’oubli et du déclin de l’identité »

 

Jean-Marc LEMELIN.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous remercions Mr Waffic Jezzini et Mr Simon Habchi pour leur participation.

(Didascalie :JE LEUR SERS LA MAIN)

 

Autre possibilité? BOUM!

Autre possibilité? Boum!

Et au point où nous en sommes de L’Histoire s’il vous plait ne vous bouchez plus les oreilles. Des

milliers d’autres soleils se lèveront demain.

 

Et le soleil s’est plusieurs fois levé et le 8 Mai est arrivé.

 

La nuit du 8 mai 2008 et ainsi de suite.

 

Le 8 Mai 2008 quelque chose de surprenant s’est déclenchée, pas très loin de chez moi. J’ai décidé de

ne pas bouger et de voir comment cela se déroulerait et à quoi ressemble une vrai guerre, c'est-à-dire

celle que j’aurai moi-même vécu.

Le 9 Mai 2008 je me suis réveillée et je suis partie au supermarché pour faire des courses.

J'ai acheté du thon à l'eau, plusieurs litres de lait, des oeufs pour les protéines, de la labné, des lentilles,

du chocolat noir, du pain, moutabal, raha, baskout, haléwé, all bran, Kleenex... je ne me souviens plus

mais j'ai acheté beaucoup de choses et je n'étais pas la seule. De retour à la maison j'ai tout rangé et je

suis ressortie acheter de l'eau et des légumes.

Enfin j'avais de quoi vivre pendant plusieurs jours.

Mais pour plus de précaution, j'ai fait une petite valise avec mon passeport, une chemise de nuit, un pull,

deux sous vêtements et une robe.

En dépit de ce qui se passait dehors, à deux rue de chez moi, je me sentais confortable et heureuse de

passer un peu de temps à la maison.

Pendant quelques jours les élèves du sécteur « B » sont restés à la maison et donc je ne suis pas allée

travailler. Ma copine Laure-Line non plus. Elle est venue chez moi.

Avec Laure-Line, on a passé des heures dans la cuisine ou sur le balcon à discuter, on s'est fait des petits

festins, on a bu des café et des thés, on a mangé des omelettes, de la labné, on a partagé des moments de

lectures, on a acheté des livres. Laure-LINE m'a offert un album qui s'appelle « On est tous pareil ».

Quand je l'ai vu payer, je pensais qu'elle l'achetait pour elle et cela m'a fait plaisir qu'elle apprécie un

livre que je viens de lui montrer.

On a été se promener dans les parcs et comme il faisait chaud on a profité pour se baigner dans les lacs.

On a déambulé dans les rues. C'est beaucoup mieux depuis que le gouvernement a vendu le transport

public à la OLCF; tout le monde peut aller partout. Je trouve vraiment bien comment certains pays

partage avec nous.

 

 

 

Parenthèse. Pour de vrai je trouve vraiment bien comment la satrapie s'occupe de nous.

Les As, avec l'initiative du Book Committee of Children's Librairies, ont investi pour créer la première

bibliothèque de jeunesse dans la campagne L.L.

Selon le wilkipedia, cette fondation a été crée en Nouvelle York le 12 novembre 1918 avec l'objectif de

doter B et F d'oeuvres éducatives qui aideraient les enfants de ces pays à reprendre leur équilibre après la

guerre.

Les E.As étaient alors les pionniers des bibliothèques publiques pour la jeunesse, et ils sont toujours

étonnés de constater combien les enfants de certains pays ont peu de livres à leur disposition. Les As se

sont aussi occupés de l'environnement:

Les forêts sont déjà propres mais c’est encore mieux : elles sont aménagées pour accueillir les campeurs

et les autres qui sont venus changer d'air. Je vois bien les enfants courir. Les Ss se sont occupés de

l'organisation urbaine. Nos rues sont déjà propres, mais en plus elles sont aménagées pour les personnes

en difficultés.

EN DIFFICULTE. C’est difficile la difficulté ? C’est difficile de voter ? Oups………………Je me

suis plantée. Pardon.

 

 

Je ferme la parenthèse.

Avec Laure-Line on a joué aux vacances.

« On s'est même permis de manger des biscuits au chocolat au restaurant ».

Mais en souvenir du 8 MAI ? J’ai quand même écrit une chanson. Pourquoi une chanson ? …

Hum…Parce que ce qui se répète peut ressembler des fois à une chanson… une mélodie que l'on

fredonne, comme ça machinalement, parce qu'on l’a pas mal entendue.

 

 

-La Chanson

"

Je vis dans une ville qui ne dort pas.

Mais rien n’est comme vous pouvez l’imaginer.

Ni lumières, ni panneaux électriques, ni musique.

Juste des réverbères et des voitures qui passent.

Ou des voitures qui s'arrêtent juste en face. En face de ma fenêtre ; Je vois des gens, Des gens qui

discutent enfoncés dans leurs sièges : Ils règlent des comptes, s'emportent, s'embrassent, se

donnent rendez‐vous dans la rue, un jour oui, un jour non.

Tous les jours de la semaine sauf ce jour‐là.

Ce jour‐là, personne n'est venue, personne n'est passée, personne ne s'est

arrêtée. Pour la première fois la rue était vide et comme d'habitude j'étais chez moi. J'ai fermé la

fenêtre, et ne sachant pas que faire, j'ai décidé de regarder dans mon coeur.

Et de regarder au fond de mon coeur m’a ramené vers une époque où j’étais toute petite.

Toute petite ma mère me portait dans ses bras, en silence m'observait.

 

Je la regardais aussi. La regardais, fermais les yeux, la regardais:

 

Elle me tenait dans ses bras,

 

‐Qui est elle ?

‐Elle me regarde manger, Fermer les yeux, dormir.

Elle s'appelle ma mère et sûrement, elle est très belle.

 

Dans mon coeur il y a maman

Dans ma tête il y a un jardin

Un très beau jardin, éclairé par le ciel et le soleil. Un très beau jardin qui n'a pas de fin.

Avec des fleurs, beaucoup de verdure

des feuilles et des tiges.

Dans mon coeur il y a maman

Dans ma tête il y a un jardin

Et dans mes rêves il y a..... Ah! Ah! Un prince charmant.

 

‐Est-cequ'on s'est déjà croisé ?

 

‐Est ce qu'on habite la même ville ?

 

‐Bonjour, Bonsoir, ‐Avez‐vous un coeur, un jardin et des rêves ?

‐Bonsoir il est tard, il fait noir, maman va se fâcher…

je rentre me coucher

Demain à l'aube je partirai. Et je sombre dans un sommeil très profond.

 

A 3 heures, je me réveille.

 

A 3 heures, je me réveille. Range un pull, cadeau de ma grand‐mère, un gouter, et me mets en

route. Le chat du rabbin m'accompagne,

ses yeux éclairent mon trajet, il m'accompagne depuis la maison jusqu'au lever du jour.

Là je me réveille, range mon gouter dans le sac, et me mets en route.

Je rencontre un poussin, le porte jusque dans ma poche et me demande s'il n'est

pas l'heure de se lever, me demande s'il n'est pas l'heure de me réveiller.

A mon réveil la rue est verte et bleue, la rue est jaune, belle et calme,aucune

voiture ne passe :

J'ouvre la fenêtre et j'en profite.

Et dire que tout à l'heure et hier… Mais L'éclair et la lumière ont lavé le chemin.

 

Le soleil s'est levé et Un jour différent a commencé. Je n'arrête pas de tendre les oreilles.

Un nuage se promène là‐haut, Les feuilles se balancent là, Le soleil les dessine, les cadre et fait

l'appel comme à l'école.

 

Ce paysage n'est pas celui du printemps, de l'hiver. En ce jour de mai,

C'est du mariage de l'éclair

et de la guerre que ce paysage est né.

Parole de…

Et dans mon coeur il y a maman.

Dans ma tête, le jardin et dans mes rêves des milliers de princes charmants.

 

Et dans mon coeur il y a maman.

Dans ma tête, le jardin et dans mes rêves des milliers de princes charmants.

 

Hum :

Ce n'est pas facile de garder le rythme quand on ne regarde pas souvent la télévision.

 

C’est moi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici ma copine Laure-Line :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fermons nos yeux, ouvrons nos yeux, voici les questions qu’Alfred aurait voulu me poser.

Ce fut son souhait.

 

1. Où tu es né?

D’après la légende, je suis née à Deir el Ahmar. Le couvent rouge, un village

voisinant Baalbak, la ville du soleil. C’est au Liban.

 

2. Dans quelle(s) maison(s) tu as vécu?

J ai eu une maison que je n’oublierai pas. Je me suis souvent pris en photo dans cette

maison et j’ai souvent pris des photos à partir de la maison. Elle avait à mes yeux un

emplacement stratégique. J’ai même écrit une phrase pour cette maison : « Ce

paysage n’existera plus. D’aucune fenêtre il existera, il disparaitra en même temps

que la fenêtre, la maison et le balcon. »

 

3. Les études que tu as faites?

Théâtrales.

 

4. Un trait de caractère de l’enfance?

Autoritaire. Têtue.

 

5. Une anecdote sur tes grands-parents?

Mon grand-père a fait attendre ma grand-mère 3 mois dans la montagne avec

seulement une chèvre et deux enfants. Il lui a tendu un piège. Il lui avait promis qu’il

reviendrait le lendemain.

 

6. Les déplacements que tu as faits dans ta vie?

Je me suis déplacée le plus souvent. Le plus possible. Je me déplace mais je ne sais

pas vraiment ou je vais.

 

7. Une réussite?

Le jour où j’ai décroché mon premier rôle dans un spectacle. L’audition s’est fait en

deux étapes. Je me souviens d’un beau moment que j’ai passé dans mon atelier à me

préparer et à confectionner un album avec des phrases que j’avais écrites, des photos,

30s de vidéo et des dessins. En plus j’habitais à deux minutes du théâtre. Il faisait

encore chaud. J’achetais un kilo de raisin blanc sur mon chemin. C'était tranquille.

 

8. Un accident?

Je trouve très drôle les accidents de voitures. Quand on rentre dans un poteau sans

faire exprès, et qu’on ne s’arrête même pas.

 

9. Comment se sont rencontrés tes parents?

Mes grandes mères sont soeurs.

 

10. Ce que tu voulais devenir, petit?

Acteur, Médecin, Avocat, Quelque chose de bien.

 

11. Ce que tu voudrais être si tu n’étais pas ce que tu es?

Khalas ma bak ele jlede.

 

12. Comment les autres te considèrent (de manière générale)?

3an jed ma bak ele jlede.

 

13. Ce que tu penses être?

T3ebet.

 

14. Une dispute?

Alfred, Zheket.

 

15. Une frustration?

By.

 

16. Un mensonge?

 

17. Une excuse que tu as donnée pour te protéger?

 

Fin ?

« A ma place, j’aurai choisi (...) »

« Je ne peux pas dire, c’est un secret. »

 

Est-ce que il y a une fin ?

Je sais que je ne suis pas la reine de Saba, que je ne suis pas la Rose du Petit

Prince, que je ne suis pas le Petit Prince, que je ne suis pas la Dame à la Licorne,

que je ne suis pas la Licorne non plus.

Je sais que je vie sur une carte qui n’a pas fini de se dessiner depuis l’empire

d’Alex passant par celui d’Otto.

Je sais qu’il n’y a pas de fin puisque c’est une histoire de gènes qui font leur

chemin.

 

 

 

 

 

 

© 2016 Patricia Habchy.  Avís legal.